La Fédération de la chasse demande à la police nationale de ne pas "criminaliser" les chasseurs

La Fédération de la chasse demande à la police nationale de ne pas "criminaliser" les chasseurs

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Ils jugent scandaleux que les «fausses déclarations» sur l'abandon des chiens de chasse partagées dans les profils officiels du corps de police

La Fédération Royale Espagnole de Chasse a exigé du directeur général du Corps National de Police, Francisco Pardo, "une rectification immédiate" des commentaires publiés samedi dernier dans ses profils officiels Twitter et Facebook, dans lesquels on pouvait lire: "Le 1er Février coïncide avec la fin de la période de chasse, un moment décisif pour certains de ces chiens qui se traduit dans de nombreux cas par un abandon ou, pire, un sacrifice. »

La Fédération de chasse critique, dans un communiqué, le fait que Pardo publierait "de fausses déclarations sans s'appuyer sur des sources fiables", et considère que ces commentaires criminalisent un "collectif formé d'un million de fans ", dont les membres, dans leur grande majorité, considèrent leurs chiens comme "des membres de leur famille".

Conformément aux dires du président de la Fédération de chasse de Castilla-La Mancha, Agustín Rabadán, dans une interview cette semaine sur Lanzadigital.com, la fédération nationale rappelle les données 2018 fournies par la Garde civile Seprona sur l'abandon d'animaux: 52 lévriers abandonnés et 285 chiens de chasse volés.

Elle se réfère également au rapport de la Fondation Affinity 2019 qui indique que seulement 12,6% des chiens abandonnés l'année dernière chassaient, et le reste était des animaux de compagnie. Cette étude indique que février est le deuxième mois de l'année avec le moins d'abandon d'animaux.

Condamnation ferme de l'abandon

D'autre part, le groupe de chasse exprime sa condamnation "à tout type d'abandon et de maltraitance animale, en particulier celui des chiens de chasse".

Enfin, il regrette que la police nationale fasse écho aux déclarations "erronées et partiales, contribuant à criminaliser les chasseurs".

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