NON, LE CORONAVIRUS NE SE TRANSMET PAS A L'HOMME PAR LE BIAIS DES ANIMAUX DE COMPAGNIE

NON, LE CORONAVIRUS NE SE TRANSMET PAS A L'HOMME PAR LE BIAIS DES ANIMAUX DE COMPAGNIE

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A Hong Kong, le chien d'une personne contaminée par le coronavirus a été testé faiblement positif au Covid-19, sans pour autant en avoir les symptômes. Pour les scientifiques, il s'agit peut-être d'une exposition passive au virus.

D'après l'OMS, il n'existe aucune preuve de la transmission possible de l'animal à l'homme, mais le ministère de Hong Kong a préféré que les animaux testés positifs soient placés en quarantaine pendant 14 jours jusqu'à ce qu'ils soient négatifs : 5 jours plus tard, le 2 mars, le chien n'était plus positif que dans le museau alors qu'au début, il l'était aussi dans la gueule, les selles et la zone anale. En tous cas, il s'agit de l'unique cas au monde.

En Chine, de nombreux propriétaires ont abandonné ou tué leurs animaux de compagnie par crainte qu'ils ne puissent leur transmettre le coronavirus. Mais d'autres, contaminés par le virus ont été contraints, par la mise en quarantaine, de laisser leur animal seul. D'autres, bloqués à cause des restrictions de déplacements ne purent rentrer chez eux. Des appels à l'aide ont alors été lancés sur les réseaux sociaux pour nourrir ces animaux.

Il n'y a pas UN coronavirus mais DES coronavirus. Celui auquel on doit faire face aujourd'hui est le Covid-19. Les chats peuvent être contaminés par deux types de coronavirus dont les symptômes sont ceux de la gastro-entérite, contrairement au Covid-19 dont les symptômes sont ceux de la grippe. Pour Etienne Thiry, professeur de virologie universitaire à l’Université de Liège, "Il s’agit d’une maladie uniquement humaine" et rien ne permet de penser que les animaux puissent transmettre le coronavirus. Il précise que la seule possibilité est que, si une personne d'un ménage est contaminée par la maladie, il peut la transmettre à son chien qui, lui, ne pourra pas la transmettre, ni à ses congénères, ni à un humain.

Il continue en rappelant qu'en 2002, lors de la contamination par le SRAS, les chiens et les chats étaient déjà contaminés mais n'en développaient pas les signes cliniques et n'excrétaient pas suffisamment le virus pour contaminer leurs congénères ou l'homme.

Chauve-souris, serpent, pangolin… Depuis le début de l’épidémie de coronavirus en décembre dernier, les études se multiplient afin de trouver l’origine pour mieux lutter contre la maladie respiratoire et stopper l’épidémie. Le foyer de l’épidémie étant le marché d’animaux de Wuhan, les scientifiques pensent que le nouveau coronavirus pourrait avoir été transmis par un animal. En 2002, le Sras avait pour origine la civette. Plus tard, le Mers avait été transmis par le dromadaire… Le nouveau coronavirus serait, lui aussi, une zoonose, c’est-à-dire, une maladie transmise de l’animal à l’homme. Mais l'Organisation mondiale de la Santé explique qu'"à l’heure actuelle, rien ne prouve que les animaux de compagnie/animaux domestiques tels que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le nouveau coronavirus".

Certains vétérinaires recommandent, pour éviter la contamination de leurs animaux de compagnie, de se comporter avec son animal, en cas de contamination, comme pour les humains : se désinfecter les mains et se tenir à une distance de plus d'un mètre, l'idéal étant alors de demander à une autre personne de prendre soin de son animal.

Quant à la circulation mondiale des animaux, aucune restriction, pour l'heure, n'est suggérée par l'OIE.

Même si les conclusions sur l'origine de l'épidémie ne sont pas encore connues, les autorités sanitaires chinoises incriminent les espèces sauvages (rats, louveteaux, salamandres géantes...) qui étaient illégalement vendues vivantes sur le marché de Wuhan, au centre de la Chine. Lundi 24 février, Le comité permanent du Parlement chinois a approuvé une proposition de loi visant à empêcher «la mauvaise habitude de trop consommer des animaux sauvages et protéger efficacement la santé et la vie de la population» . La CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore Sauvages menacées d'extinction) l'a notifiée le 5 mars 2020.

Informations issues d'articles de presse et de l'OIE (Organisme Mondiale de Santé Animale)

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